CE JUIN 2017 : EVOLUTION DU SST

Le suivi médical périodique et systématique instauré par la loi évolue vers un suivi individualisé de chaque salarié en prenant en compte l’état de santé et l’âge du travailleur. La visite médicale d’embauche serait supprimée sauf pour les métiers à risques et remplacée par une visite d’information et de prévention qui aurait désormais lieu dans un délai de cinq ans contre deux actuellement, et quatre pour les salariés sur des postes à risques. La CGT estime que des visites espacées empêcheront de détecter les risques pour les salariés. Toutes les mécaniques de prévention vont disparaître. L’effet sera d’éloigner les salariés des médecins et ceux-ci ne pourrons pas repérer les pathologies liées notamment aux risques psychosociaux, BURN OUT etc… ni proposer de solutions de prévention.

On peut s’interroger sur les véritables enjeux de ces évolutions issues de la loi travail : éliminer les travailleurs à risques mais pas les risques et éliminer à plus ou moins long terme les médecins du travail voire peut-être même les médecins inspecteurs du travail. Le médecin du travail doit déployer son activité dans quatre axes essentiels : l’identification médicale des risques professionnels d’altération de la santé ; la veille médicale sur la santé des salariés pour un collectif de travail ; la rédaction éventuelle de préconisations individuelles ainsi que le signalement de risques collectif et l’alerte médicale. Chacun de ces axes d’activité est mis en oeuvre notamment grâce à la réalisation de consultations régulières pour chaque salarié. La Cgt défend une véritable médecine du travail préventive et un renforcement de ses moyens. Il s’agit plus que jamais de défendre l’adaptation du travail à l’humain et non l’inverse.