Orange (filiale de Guinée Konakry): Le groupe ne peut couvrir des faits de répression anti-syndicale

2013-10-Orange_Guinee_Greve1Les 17 et 18 septembre derniers, le personnel de la filiale d’Orange en Guinée s’est massivement mobilisé (environ 95% de grévistes) pour exiger la réponse à leurs revendications suite au blocage d’une négociation sur la partie salaire.

Pour toute réponse, la direction fait appel à un déploiement des forces de l’ordre, des interpellations, des menaces de mort, des sanctions, des licenciements et des sanctions administratives. Ainsi, plusieurs cadres ont été rétrogradés, des salariés licenciés ou menacés de licenciement.

Amara Balde

Amara Baldé, militant syndical chez Orange Guinée Konakry

Plus grave, un militant syndical, Amara Baldé est porté disparu depuis le 27 septembre.

Ces faits ont soulevé l’indignation de la fédération CGT des activités postales et de télécommunication qui est, notamment, intervenue le 22 octobre au conseil d’administration d’Orange pour dénoncer ces atteintes aux droits fondamentaux des travailleurs et le viol des conventions de l’Organisation Internationale du Travail, ainsi que de l’accord mondial Groupe Orange. Ce dernier stipule : « Le groupe France Télécom exerce sa responsabilité sociale de groupe international en déployant au niveau mondial une politique sociale cohérente, reconnaissant les droits sociaux et respectant la liberté individuelle et l’exercice du droit syndical. Par conséquent France Télécom s’engage à respecter et à faire progresser partout dans le monde les femmes et les hommes qui travaillent dans l’entreprise ».

« Le jeune personnel de la filiale du Groupe en Guinée Conakry fait actuellement la douloureuse expérience de l’écart entre les engagements de la direction et ses actes. Car derrière les trophées multiples de la direction tel celui de « Top Employeur Africa », il y a la répression syndicale qui sévit en Guinée depuis plusieurs semaines », dénonce la FAPT CGT.

La FAPT CGT apporte tout son soutien aux salariés guinéens d’Orange et exige de la direction des mesures d’urgence pour :

  • => la reprise des négociations ;
  • => le respect du droit de grève ;
  • => le rétablissement de tous les collègues sanctionnés pour fait de grève dans leurs droits ;
  • => que cesse la prolifération de fausses accusations et rumeurs par la direction ;
  • => mettre fin aux déploiements des forces de l’ordre sur les lieux de travail ;
  • => la libération immédiate et sans conditions du camarade Amara Baldé.